mercredi 19 octobre 2011
mercredi 21 septembre 2011
mardi 18 janvier 2011
Présentation
En attendant un site digne de ce nom, voilà une petite présentation en guise d'entrée en matière.
Alexandre PIERONI
Photographe / n° de Siret : 488 223 454 00023
06 58 05 34 55 / pleincadre@gmail.com
Alexandre PIERONI
Photographe / n° de Siret : 488 223 454 00023
06 58 05 34 55 / pleincadre@gmail.com
La démolition
L’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) a pour mission de réinsérer dans la ville les quartiers dits sensibles et de favoriser la mixité sociale. Depuis sa création en 2003, réhabilitations et "dédensification", constructions d’équipements publics et "résidentialisation des logements sociaux", se multiplient partout en France.
À Marseille, dans les Quartiers Nord, les projets sont nombreux : Les Flamands, Plan d’Aou, La Viste… On détruit une barre et rénove une tour, on mélange pavillons et grands ensembles, on agrandit la Maison des Jeunes.
Mais aux Créneaux, la rénovation n’en est pas une. Un bâtiment a déjà été rasé, le reste le sera d’ici la fin de l’année. Aucun relogement sur place, le devenir du site n’étant même pas fixé. Les familles se dispersent, sans comprendre pourquoi une communauté constituée depuis deux générations doit voler en éclats.
Pour beaucoup, la transition est pénible : pour les vieux émigrés à nouveau déracinés, comme pour leurs enfants qui voient la cité où ils ont grandi passée au bulldozer. Tandis que la vie se poursuit autour de solidarités familiales resserrées, l’amertume est réelle de ne pas n’avoir été consulté, de ne pas avoir eu le choix.
Ce reportage rend compte de la fin des Créneaux, d’un lieu et d’une communauté humaine. Paysages et portraits d’une impasse politique et urbaine.
À Marseille, dans les Quartiers Nord, les projets sont nombreux : Les Flamands, Plan d’Aou, La Viste… On détruit une barre et rénove une tour, on mélange pavillons et grands ensembles, on agrandit la Maison des Jeunes.
Mais aux Créneaux, la rénovation n’en est pas une. Un bâtiment a déjà été rasé, le reste le sera d’ici la fin de l’année. Aucun relogement sur place, le devenir du site n’étant même pas fixé. Les familles se dispersent, sans comprendre pourquoi une communauté constituée depuis deux générations doit voler en éclats.
Pour beaucoup, la transition est pénible : pour les vieux émigrés à nouveau déracinés, comme pour leurs enfants qui voient la cité où ils ont grandi passée au bulldozer. Tandis que la vie se poursuit autour de solidarités familiales resserrées, l’amertume est réelle de ne pas n’avoir été consulté, de ne pas avoir eu le choix.
Ce reportage rend compte de la fin des Créneaux, d’un lieu et d’une communauté humaine. Paysages et portraits d’une impasse politique et urbaine.
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